Premier constat, la naissance de l'initiative du groupe HO est un symptôme directement issu de la création "officielle" de Génération.s. La structuration actuelle de Génération.s participe de schémas anciens de l'organisation des partis politiques.
Deuxième constat, la prévalence de la construction d'un outil/instrument "parti/mouvement" pour agir sur le corps social depuis une approche ancienne et passablement usée consistant à croire que l'action politique doit participer d'une sorte de logique de "marché". Une logique d'offre installant le citoyen dans un rôle de consommateur, des offres politiques sur étagères...
Troisième constat, en interne et depuis la compréhension, le point de vue, la vision de certains membres, sur un mode individuel, la conscience, l'intuition d'un dysfonctionnement. La création du groupe HO et l'existence du CDM en charge de la mise au point de l'agora... traduisent un besoin non satisfait qui est en réduction la question fondammentale démocratique. Comment faire émerger depuis la masse des membres une expression, une volonté qui soit partagée et acceptable.
Tant qu'une mise à plat explicite et partagée ne sera pas posée aucun consensus ne pourra transcender les subjectivités. Une des conditions indispensables à la mise en place d'une conférnce de consensus est que les prémices doivent être partagées. Si cette premirère étape n'est pas satisfaite rien ne pourra sortir d'un espace d'échange. Autrement dit, le copil est mort né s'il n'est pas appuyé sur des prémices partagées.
La première étape serait donc de fixer, très explicitement, les motifs de cet espace et les origines y ayant conduit. Ce préalable ne sera pas du temps perdu, car si ce travail abouti l'essentiel de l'objectif sera atteint. Comme le dit Félix, nous avons tous le même objectif, mais depuis des angles et visions différents. Au-delà de ces visions différentes il existe des schémas de représentation qui sont très subjectifs. A savoir, démocratie, horizontalité, politique, parti/mouvement, rôle du politique, analyse de la situation actuelle, tous ces éléments qui construisent notre vision et pilote nos actions et intentions.
Pour finir, il serait utile, voire indispensable, de provoquer une cristallisation autour des fondamentaux plutôt que de s'empailler sur les points de vue subjectifs. Vouloir entrer dans un jeu de "domination" au travers d'un jeu de frictions plus ou moins malines et adroites est totalement stérilisant! Le jeu des "courants" devant cohabiter dans la même maison a conduit à des impasses majeures. Pourquoi penser que les choses seront différentes aujourd'hui?
Il est possible de chevaucher les événements du moment pour installer les fondamentaux au centre des réflexions en s'appuyant sur le constat d'échec des partis politiques qui sont incapables de fournir un débouché à la crise actuel. Quoi de plus factuel? De plus, la question de l'horizontalité, depuis le groupe HO et l'agora, sont en parfaite résonance avec les demandes issues de la crise "reprendre la main". Les origines sont communes et les attentes sont également synchrones, alors pourquoi vouloir scinder et jouer les poupées russes? Je pense qu'il faut s'appuyer puissamment sur les turbulences actuelles et sur l'expression de B. Hamon qui à la sortie de Matignon à déclaré qu'un référendum pour une révision des institutions étaient un des points de résolution de la crise. Alors soyons au coeur de cette dynamique en la promouvant et la portant, l'effet de levier peut être très puissant en interne et "en même temps" en externe.