Ci-dessous les propositions soumises par les membres de Génération-s pour le fonctionnement de la fabrique à idées de l'Agora reçues au 30 octobre.
Prenez en connaissance et communiquez vos retours argumentés aux porteurs de propositions afin de les améliorer. En panne d'inspiration ? Consultez la page ressources pour étudier les principes de démocratie horizontale déjà en place.
Cette phase de discussion et d'amendements est ouverte jusqu'au 6 janvier 2019.
Les porteurs de propositions consolideront les commentaires reçus dans une version finale qui sera débattue en atelier collectif. S'ils considèrent que plusieurs alternatives sont valables, ils pouront inclure des options dans leur version finale.
Si aucune proposition ne correspond à votre vision du processus de co-construction des idées de Génération-s, vous êtes libres d'en créer une nouvelle ! Cependant, votre version devra être suffisamment originale pour justifier une nouvelle proposition. En effet, cette phase de discussion cherche aussi à travailler sur les divergences et regrouper les propositions suffisamment proches.
Nous espérons que cette phase d'élaboration de processus de co-construction d'idées par tous les membres de Génération-s sera elle-même une démonstration d'une intelligence collective opérante et une exprience enthousiasmante !
Réflexions sur la proposition de Génération.s Horizontalité
Page 5 Tous les principes de la page 5 me semblent judicieux sous réserve d’une meilleure définition de la « proposition ». En effet, la polysémie du terme « proposition » ne risque-t-elle pas d’être dangereuse en conduisant à appliquer un processus identique de traitement à des types de questions différentes.
Pour donner quelques exemples :
Et d’autre part de la fixation d’un seuil de soutien élevé pour éviter l’afflux de propositions trop nombreuses soumises au processus.
Page 6 Phase 2
Les commentaires devraient peut-être avoir un format prédéfini en minimum (pour ne pas seulement exprimer un rejet brutal) et en maximum de signes.
Il faut sans doute limiter le nombre de contre-propositions pour éviter une paralysie par afflux de textes sur le même sujet.
Ces contre-propositions doivent-elles être soutenues par des comités ?
Quels délais à fixer notamment pour les contre-propositions pour ne pas paralyser le processus ?
Enfin la fixation me paraît nécessaire d’un seuil élevé de parrainage : ce sont des propositions d’un intérêt indiscutable qui doivent faire l’objet du vote de la phase finale.
Page 7 Devenir d’une proposition
Comment préciser les modalités paraissant les plus adéquates de l’examen par l’Assemblée prévu par l'article 13.2 des statuts ?
Compléments de Génération.s Horizontalité
Page 5 La durée du processus : 2 à 3 mois me semble sous-estimé. Il faut à l'inverse que le processus ne soit pas trop long : six à sept mois me paraissant un maximum
Page 5 Question de la limitation du nombre de propositions et d’éventuelles signatures de complaisance. Ne pourrait-on imaginer un système où les propositions sont recueillies avec les détails de leurs initiateurs mais sont rendues anonymes dans les phases 1 et 2 ?
Bonjour,
après une première lecture, je trouve cette proposition très pertinente.
Il me semble qu'il faudrait ajouter queques aspects :
Je reviendrai sur le forum si d'autres idées me viennent après lecture des autres propositions ou avec du recul.
Bravo pour le travail accompli.
Bonjour,
Merci de votre proposition ! Voici quelques retours que je vais découper en plusieurs posts pour pouvoir échanger plus facilement si nécessaire.
Introduction
Page 2 / Ligne 39 à 45 : une introduction très claire.
Pages 3 / ligne 48 : que signifie "délégation" dans ce contexte ? La délégation peut aussi nourrir la démocratie interne s'il s'agit de décetraliser un sujet et de confier une décision ou réalisation en dehors du collectif national par exemple. D'ailleurs, c'est un principe qui est énoncer dans le défi n°1, ligne 60 - "décentraliser les débats".
Phase 1 : Emergence des propositions
Les comités locaux ou des sympathisants sont invités également à soumettre leurs propositions à cette phase. C'est une bonne idée, car les toutes les compétences sur un sujet donné ne sont pas forcément au sein d'un comité thématique idoine. Si les comités thématiques soumettent leurs résolutions au débat, cela leur donnerait aussi plus de visibilité et d'adhésion de la part des membres. Après expérimentation, peut-être que cette démarche pour les CT ou les pôles idées devrait être systématique.
Bonne idée également de faire intervenir les comités thématiques et les pôles idées pour donner leur avis sur les nouvelles propositions reçues. En effet, ils pourront dire si elle est redondante avec d'autres propositions déjà en cours de co-contruction ou bien des travaux menés par le pôle idée.
Que signifie : "la mise en avant est d'autant plus importante que le nombre de soutiens des pairs est élevé" ? Est-ce que les propositions entrant dans la phase n°2 seront classées par nombre de soutiens reçus ? Si c'est le cas, il y a un risque de pénaliser des propositions qui peuvent être marginales au départ et ensuite évoluer.
Ligne 84 : bonne idée du tirage au sort des CT pairs.
Phase 2 - ouverture aux commentaires et parrainages
Pour définir le format des commentaires il est peut être judicieux de faire une expérimentation avec des commentaires libres. En effet, un des risques de la plateforme est d'avoir peu de commentaires ou de contributions et donc de ne pas avoir de débat (voir https://laruchesocialiste.fr/). Fixer des règles strictes dès le départ peut être dissuasif.
Plusieurs choses sont à clarifier par la suite dans cette phase :
L'étape du parrainage est intéressante. Je trouve en effet, que c'est l'occasion pour les CLs de discuter en dehors de la plateforme numérique (tout comme la phase n°1). Certains militants peuvent reprocher au mouvement de tout baser sur des outils web. La plateforme numérique reste centrale bien sûr, mais des espaces de discussions en dehors peuvent être enrechissants aussi et donner l'occasion à ceux qui ne sont pas à l'aise à l'écrit de s'exprimer.
Peut-être pour plus de clareté, il faudrait diviser cette phase en trois étapes :
Phase finale : le vote
Je suis plus réservée pour cette phase :
- pourquoi permettre au pôle compétent du CN de faire un commentaire éventuel ? Il a déjà eu l'occasion de s'exprimer pendant les deux phases précédentes. S'agit-il d'un "super-parrainage" ?
- La valeur ajouté d'un double vote des CL et des membres n'est pas très claire. Ce sera en plus assez complexe à calculer. Si un CL vote à 51% de ces membres d'apporter leur vote à une proposition, la pondération par rapport au nombre de membres est faussée. Quelle avantage voyez-vous à ce double vote ?
Bonjour,
Merci pour ce gros travail qui a initié le processus si indispensable !!!
Il y a (évidemment) de nombreuses pistes intéressantes. Mais dans l’ensemble, le processus nous semblait un peu compliqué, sans doute un peu trop long pour avoir une agilité suffisante, non ? Peut-être demande-t-il aussi un investissement militant trop important ? Voici quelques questions pour ouvrir le débat... (en plusieurs parties) :
Phase 1 :
Phase 2 :
Phase vote :
Autres questions :
Alice (pour le comité Manche Sud)
[Un message reçu sur la boite mail de Génération.s Horizontal, que je me permets de poster sur ce forum. Alexis]
Bonjour, Karen, Guillaume et Alexis,
J'apprécie votre projet de « fabrique citoyenne ». Votre proposition permettrait de réduire ces décalages qui existent, en termes de communication, entre le pilotage central du mouvement et les collectifs locaux, ainsi qu'entre la Région Parisienne et la Province. (N.B. : C'est moi qui ait fait remarquer que l'on avait entendu beaucoup de parisiens, dans la première partie des interventions – ce qui d'ailleurs n'était pas une critique, mais un constat sur la façon dont s'organisent les réseaux de communication en France, et pas seulement qu'au niveau politique de surcroit). Par ailleurs, votre proposition a un fort intérêt : elle développe de l'intelligence collective, transforme les militants en acteurs du mouvement et permet, de ce fait, la construction de propositions mobilisatrices.
Mais si vous me permettez, j'apporterai quelques observations critiques pour l'enrichir – complémentaires serait peut être plus exact, car les réserves que j'évoque ne remettent nullement en cause l'idée globale, ni la structure générale de votre proposition.
1) Deux exemples pratiques :
Pour étayer concrètement mes réflexions, je m'appuierai sur deux propositions qui serviront d'exemples :
- la première est une proposition que je souhaite développer au sein du mouvement : j'ai fait le constat que les sommes versées aux entreprises dans le cadre du CICE (à savoir 17 milliards d'euros par an) permettraient de donner du travail à tous les chômeurs longue durée, sur la base de 24 heures hebdo ; cela permettrait d'accéder au minimum du seuil de pauvreté et de renforcer de nombreux services publics, aussi bien dans le secteur de la fonction publique, actuellement pressurisé, que dans le secteur associatif. Une telle proposition aurait par ailleurs l'avantage de montrer les choix politiques de Macron au service du grand patronat (CICE, emplois aidés, etc.), sans avoir besoin de les critiquer ouvertement, ce qui n'est jamais très bien vu par les personnes peu politisées. Mais cette proposition soulève des difficultés, raison pour laquelle elle me semble intéressante pour aborder les questions de fonctionnement de la Fabrique.
- La seconde proposition est celle d'un comité local du Sud (qui m'excusera, j'espère, d'avoir oublié son nom), celle des « parlements de citoyens » pour accompagner les parlementaires élus de notre mouvement. Elle est intéressante car elle s'inscrit dans la même logique que celle de la Fabrique Citoyenne. Dans le cas présent, elle a aussi l'intérêt de ne pas être mienne et d'apporter ainsi une approche différente dans ces observations critiques.
2) Analyse du processus en quatre étapes
Je décomposerai votre proposition en quatre étapes : la construction de l'idée, l'enrichissement du projet, le débat politique et l'intégration dans le système d'action et de communication.
Etape 1 : La construction de l'idée (phases 1 et 2 de votre flyer) :
J'adhère à votre principe, le porteur d'une idée doit d'abord la confronter à d'autres personnes et y réfléchir avec eux : cela évite de s'enfermer dans des schémas trop abstraits, peut être pertinents mais sans prise avec le mouvement social. Mais ne soyons pas trop exigeants non plus : l'expérience montre que des idées portées par des petits groupes de 4 à 6 personnes ont pu prendre de l'ampleur, alors que d'autres portées par des grands collectifs finissaient par faire flop.
Les deux exemples ci-dessus (&1) montrent qu'il y a au moins deux types d'idées, celles qui sont portées par un collectif local (par exemple, le « parlement des citoyens ») et celle qui proviennent d'individus qui ont déjà fait un travail conséquent sur un sujet (par exemple, la mienne sur els chômeurs longue durée », mais je pense aussi à certaines propositions que j'ai découvertes dans d'autres cadres militants, comme celle (peu connue) de Claude JULIEN sur le Ferroutage par la vallée du Rhône = lutte contre l’autoroute Grenoble Sisteron). Certes, il est possible de convaincre quelques personnes du collectif local de travailler sur une proposition personnelle (les relations sont bonnes), mais je pense qu'il est plus intéressant pour travailler sur ce second type de proposition de trouver au niveau national des personnes intéressées par le sujet. Le premier type de démarche en revanche (proposition de collectifs locaux) semble plus adapté à des propositions qui émanent d'expériences ou de luttes locales. Il est donc important d'avoir une plate-forme qui favorise à la fois des propositions de groupe, mais aussi des propositions plus individuelles en cours d'élaboration, pour rencontrer d'autres personnes intéressées et travailler sur une idée. Cela demande un (ou plusieurs) community manager(s).
J'adhère aussi à vos réserves sur l'outillage : des inégalités s'opèrent souvent dans les débats en raison des différences d'aptitudes à s'insérer dans les modes de communication. Pour que la démarche puisse se populariser et se généraliser, il est peut être important d'avoir une réflexion sur les outils méthodologiques (phase 1) et sur ceux qui favorisent la construction de l'intelligence collective (phase 2). La question est de savoir comment se construit la légitimité pour communiquer des tels outils. Il est possible, sur le site, de faire référence à des ouvrages ou à des collectifs qui ont réfléchi sur le sujet (par exemple, les SCOP inspirés par Franck Lepage, les collectifs COLIBRIS, les mouvements non-violents, etc.), mais est-ce suffisant ? Nous savons que peu de personnes iront se documenter, et généralement, ce sont celles qui ont déjà un certain bagage. Une autre proposition peut être que les groupes qui ont porté une idée collective aient un temps de réflexion sur leur démarche et les difficultés rencontrées. Mais cela veut dire un groupe d'appui qui les accompagne (cf. méthodes d'explicitation, de socianalyse, d'analyse institutionnelle ou autres). Là aussi, cela demande un certain engagement et du temps. Mais bien organisé, cela peut être rentable à termes.
Etape 2 : L'enrichissement du projet (Phase 3) :
C'est l’étape la plus délicate à mon avis. J'ai souvent vu des idées dénigrées avant même qu'elles aient eu le temps de s'exprimer, au point que la plupart des militants s'en vont lassés par ces débats ou qu'ils n'osent plus faire de propositions. Ces dénigrements, souvent portés par des discours idéalistes, voire dogmatiques, très abstraits, proposent rarement des pistes alternatives. Et les jeux de positionnement dans le système politique renforcent ce type de critiques sans intérêt.
Votre idée est donc pertinente de différencier une critique constructive et positive (phase 3) du débat politique (phase 4)... à condition de fixer un peu plus précisément les règles du jeu : il s'agit d'apporter des observations pratiques et objectives pour permettre au projet de s'affiner, de se structurer, de se préciser et à l'argumentaire de se construire. Les collectifs locaux tirés au sort apporteront déjà quelques interrogations et questionnements, évoqueront les incompréhensions ou les résistances, mais ils n'entreront pas forcément dans les problématiques pratiques de faisabilité, de logistique, dans les questions économiques ou les contraintes institutionnelles, dans les problèmes d'organisation et de communication, etc. – qualités qui font souvent défaut dans les propositions des politiciens, qui rencontrent par la suite bien des difficultés pour mettre en œuvre leurs projets. Sur la première proposition que j'ai faite (du travail pour tous les chômeurs longue durée), on peut noter les incidences que cela aurait au niveau de la mise en œuvre (paiement par l'ASP - agence de service et de paiement -; orientation des personnes, signature des contrats tripartite avec l'Etat, etc.), au niveau de l'accompagnement des personnes (dispositifs d'insertion, implication des conseils départementaux actuellement chargés du RSA, CAF, etc.), de la résistance des syndicats, du contrôle des dispositifs, des conditions dans lesquelles les bénéficiaires de ses dispositifs peuvent compléter leurs revenus, etc. Bien des problématiques qui ouvrent le flan à la critique, si elles ne sont pas traitées à fond.
Par conséquent, si la soumission à des collectifs locaux est indispensable, elle me semble insuffisante. Je ne suis pas pour laisser la politique aux experts, ils privilégient souvent inconsciemment leur propre position sociale ; en revanche, je pense que certains experts dans divers domaines peuvent apporter des éléments de réflexion pour enrichir les projets de la base. Des économistes et des sociologues, certes, mais aussi des professionnels qui ont une expérience pratique dans les institutions ou les organismes concernés par ces projets. Par exemple, dans le cas du projet « chômeurs longue durée », des professionnels de l'insertion, des impôts, de la CAF, etc. Certes, la phase 2 permet déjà à certaines personnes de participer. Mais la confrontation des projets à des personnes qualifiées peut être une vraie source d'enrichissements, si elle se fait en dehors du débat politique, dans un esprit constructif. Elle permettrait par ailleurs de créer des contacts avec différents comités (par exemple, avec Alternatives Economiques, les Economistes atterrés, certains syndicats de la fonction publique, certaines branches professionnelles, etc.). L'intelligence collective se construit de la sorte, par la formation progressive de réseaux. Là encore, cela demande de l'investissement : cette partie de l'accompagnement est-elle à déléguer à un groupe de pilotage de la fabrique citoyenne... où peut-elle être déléguée aux comités thématiques du « pôle idées » ?
Etape 3 : Le débat politique (Phases 4, 5 et 6) :
C'est une étape complexe qui dépend de la structure du mouvement. Car si la soumission au débat dans l'ensemble du mouvement peut se faire aisément, de nos jours, à partir des outils informatiques (phase 4), la notion de « parrainage » (phase 5) demande de définir les parrains potentiels (un certain nombre de collectifs locaux, des élus, des membres du collectif national, etc. ?) et la « proposition au vote » de définir les modalités de vote (phase 6) : nombre de voix par collectifs, modalités d'adhésion, etc. mais aussi quorum, majorité simple, au deux tiers ou trois quarts, ou avec consensus de tous les collectifs, droit de véto justifié, etc.. Toutes ces questions posent le problème du type de démocratie que nous souhaitons, mais aussi de la faisabilité, en termes d'organisation et de prise de décision. Est-il possible de construire la démocratie dans des débats dans un grand amphithéâtre avec plus de mille personnes ?
Vous exposez quelques réserves pertinentes à ces trois phases : l’accessibilité (phase 4) n’est pas la plus difficile à dépasser ; je pense que sur cette phase, la question est plus la disponibilité des community managers en fonction des réseaux mis en œuvre. Le risque d’engorgement (phase 5) peut être plus conséquent, mais là encore, tout dépend de la notion de parrainage et des modalités pour collecter ceux-ci ; ce n’est pas insoluble. La frustration (phase 6) sous entend des risques plus importants pour le mouvement : une idée qui n'est pas acceptée n'est pas forcément rejetée ; elle peut être retravaillée (= retour aux phases 2 et 3). Ainsi, une idée non acceptée selon un processus démocratique reconnu et accepté par tous ne conduit pas nécessairement à de la frustration. Alors qu'une idée rejetée par des manœuvres de couloir conduit inévitablement à des rancœurs et à l'explosion des mouvements sociaux. L’enjeu est donc bien de préciser les outils de communication pour que les projets soient débattus dans tous les collectifs (phase 4), les modalités de parrainage pour éviter les ressentiments de dépossession, voire de manœuvres politiciennes (phase 5) et les modalités de vote démocratiques, en lien avec les deux phases précédentes (phase 6) : il va de soi que si nous acceptons une possibilité de véto pour un ou plusieurs collectifs locaux (nombre à définir), il est indispensable que ce ou ces collectifs aient débattu des propositions et argumentent leur véto ; de même, si nous adoptons le principe de majorité des deux tiers ou trois quarts (ce qui est intéressant pour favoriser l'adhésion importante du mouvement aux projets), il est important que les projets qui n’ont pas atteints ce seuil puissent être retravaillés en fonction des critiques qui auront été formulées.
Etape 4 : L’intégration dans le système d’action et de communication (phase 7) :
Derrière ces processus démocratiques, ci-dessus exposés, il y a un enjeu important, celui de préparer le mouvement, c'est-à-dire un nombre important d’individus qui partagent des idées communes, à agir de façon concertée pour faire progresser certains fonctionnements sociaux. Ce qui est important, pour qu’une idée progresse, c’est qu’elle n’en reste pas au stade de l’idée utopique (réalisable plus tard), mais qu’elle puisse trouver une forme d’expression sociale qui prépare son avènement dans la société que nous voulons construire.
L’exemple des parlements de citoyens est très intéressant à ce sujet : à la fois il y a
- une idée à proposer sur le fonctionnement démocratique de demain, à savoir que les élus s’entourent et organisent des parlements de citoyens pour connaitre leurs préoccupations et les faire participer à la construction de la cité ;
- une action possible, à savoir que ces parlements peuvent être organisés dès maintenant et prendre de plus en plus d’ampleur : ces expérimentations permettent par ailleurs de confronter l’idée aux problématiques concrètes d’organisation, de distribution de la parole, de participation collective, etc.
Nous avons donc intérêt à réfléchir à la façon dont nos propositions politiques peuvent s’exprimer socialement, sous forme d’actions concrètes, afin de mobiliser de plus en plus de personnes. Mais il est important aussi de réfléchir à la façon de les intégrer dans les systèmes de communication politique, pour éviter qu’elles soient gentiment marginalisées, comme c’est souvent le cas, par rapport à des priorités politiques jugées plus importantes. Comment par exemple, les intégrer dans les campagnes électorales, ou dans les jeux médiatiques, etc. de façon à ce que ces campagnes ou ces jeux ne prennent pas le dessus : le côté un peu creux de la politique politicienne.
1° Il est donc important que ces questions de l’expression sociale de l’idée et de l’action collective soient posées dès le moment où les projets commencent à se construire (Etape 2).
2° Il est important par ailleurs que ces projets soient pris en compte par le collectif qui gère la communication politique, de façon à réfléchir à leur intégration dans le plan de communication, afin qu’elles puissent prendre de l’ampleur.
Pour acquérir une telle dimension, cela sous entend plusieurs collectifs qui participent à ce projet et se coordonnent : collectif des community managers (étape 1A), éventuellement un groupe d’appui pour les outils et la formation (étape 1B), les comités thématiques du pôle idées ou, à défaut, un groupe de pilotage au sein de la fabrique (étape 2), les instances politiques (étape 3) et le collectif qui gère la communication politique (étape 4). On peut donc difficilement avancer sans impliquer tôt ou tard nos deux coordinateur-trice.
Je reste à votre disposition pour en discuter… et pour m’impliquer à un niveau ou un autre.
Cordialement
Christian
Bonjour,
Merci pour cette proposition ! J'ai pour ma part réagi à quelques points (désolée si j'arrive un peu tardivement dans le processus)
Je trouve l'idée du parrainage très intéressante et qui permettrait de ne pas couler sous les propositions et l'ensemble de la proposition me parait bien. Certes cela peut sembler compliqué mais cela ne me choque pas car sinon ça risque de partir de tous les côtés et de ne pas être efficace.
Mes quelques commentaires :
Pour la partie de pré-validation, le concept de validation de la forme et de la qualité de l'argumentation me semble risqué - n'y a-t-il pas un risque de dérive vers le fond ?
Pour ce qui est de la mise en avant ensuite sur le site, j'ai vu que je ne suis pas la première à réagir sur ce point : "la mise en avant est d'autant plis importante que le nombre de soutiens de pairs est élevé" et le texte proposé sur le visuel "cette proposition a largement convaincu lors de son évaluation initiale, elle a donc de fortes chances d'aboutir"... Vu qu'on parle au départ d'un vote sur la qualité de l'argumentation et non sur le fond, pour moi cela devrait être totalement décorrélé. D'ailleurs il est étrange d'anticiper le résultat sur un vote à partir de l'avis de personnes tirées au sort et donc probablement non représentatives... Pour moi ces deux choses n'ont pas rasison d'être.
Un commentaire sur la fin : Une fois la proposition adoptée par le vote national sur la plateforme, celle-ci est mise à l'ordre du jour de l'Assemblée des Membres et des Territoires pour discussion et adoption ou rejet motivé
Comme cela a été dit plus haut (et cela vaut aussi pour l'autre proposition de processus) il faut bien distinguer de quels types de propositions on parle et quelle en est la finalité. Pour ma part je trouverais ça vraiment fort de pouvoir faire passer une revendication même si le CN ou l'assemblée ne sont pas d'accord et de l'imposer dans le corpus de textes du mouvement dès lors que la majorité des membres l'a validée. La question du corpus de textes liés au mouvement se pose : ne peut-on pas imaginer des contributions annexées à la charte par §/thèmes, des propositions liées à des projets de lois/réformes à mettre dans un futur programme, etc ?
Et pour finir : tout cela demande un accès internet et tout de même une bonne compréhension de l'outil (même si c'est de plus en plus "user friendly"). Ne peut-on pas envisager d'ajouter dans le processus un appel à contribution aidé, par exemple des relais qui se feraient écrivain.e.s publics ou des rencontres régulières ?
Voilà, merci et bonne fin d'année,
Sarah